RSI et maladie : de nouveaux droits pour les dirigeants ?

RSI et maladie : de nouveaux droits pour les dirigeants ?

Lorsque le commerçant, l’artisan ou l’industriel cotisant au RSI est en arrêt maladie, il peut éventuellement prétendre à une indemnisation pour la période d’arrêt. Le régime des indemnités journalières versées par le RSI vient d’être modifié. De bonnes surprises ?


Un nouveau dispositif : le mi-temps thérapeutique

Les arrêts de travail prescrits à compter du 1er mai 2017 pourront être immédiatement suivis, lorsque l’état de santé du dirigeant l’exigera, d’un temps partiel pour motif thérapeutique. Dans ce cas, il percevra une indemnité journalière pour une durée maximale de 90 jours.

Dans le cas d’une affection longue durée, l’indemnité journalière pourra être versée pour une durée maximale de 270 jours sur une période de 3 ans.


Réduction du délai de carence

A partir du 1er janvier 2018, en cas d’arrêt de travail de plus de 7 jours, ou bien lorsque le dirigeant sera hospitalisé, le RSI l’indemnisera à partir du 4ème jour d’arrêt.

Le délai de carence ne s’applique pas aux victimes d’actes terroristes, lorsque leur arrêt est causé par de tels actes.

En cas de prolongation de l’arrêt initial, aucun nouveau délai de carence ne s’ajoutera.


Une meilleure indemnisation des arrêts successifs

Jusqu’à présent, si vous aviez fait l’objet de plusieurs arrêts de travail, le montant de vos indemnités journalières se réduisait au fur et à mesure : il est effectivement calculé sur vos revenus annuels moyens des 3 dernières années ; donc, si vous avez déjà été arrêté longtemps, vos revenus ont nécessairement diminué.

A partir du 1er janvier 2018, ce sont les revenus des 3 années précédant le 1er arrêt de travail qui seront pris en compte pour le calcul de votre indemnité journalière.


Assouplissement de l’indemnisation de maternité

A présent, vous pouvez bénéficier des indemnités journalières en cas de maternité :

  • pendant une année entière, si vous justifiez avoir payé les cotisations dues au titre de l’assurance maternité, au 1er octobre de l’année précédente ou avant le 31 décembre de cette même année ;
  • pendant une partie de l’année, si vous justifiez avoir régularisé le paiement des cotisations, qui étaient dues au 1er octobre de l'année précédente, pendant l'année en cours. Dans ce cas, le droit aux indemnités journalières commencera à courir à compter de la date de paiement des cotisations et jusqu'au 31 décembre de l’année en cours ;
  • pendant 6 mois, si vous justifiez avoir respecté votre échéancier de paiement des cotisations, le cas échéant, et avoir acquitté les cotisations de l’année en cours.

A partir du 1er janvier 2018, pour bénéficier de l’assurance maternité, vous devrez justifier :

  • avoir été affiliée au RSI au moins 10 mois à la date présumée de l'accouchement ou de l'adoption ;
  • avoir acquitté la totalité des cotisations exigibles au cours de l'année civile précédente au titre de l'assurance maternité ou avoir respecté le plan d’apurement des cotisations, le cas échéant.

Source : Décret n° 2017-612 du 24 avril 2017 relatif aux prestations en espèces versées en cas de maladie et de maternité pour les assurés affiliés au régime social des indépendants

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